Chromebook, le nouvel ordinateur Google

Adepte depuis 2007 du système d’exploitation Apple et en général des produits distribués pas la marque à la Pomme, j’ai adhéré très rapidement au ordinateurs Mac, puis au baladeur iPod Touch, mais j’ai mis un bon moment avant de me laisser tenter par un iPhone 3GS à l’époque.

Côté informatique, il n’y a pas photo pour moi, travailler sur Mac quand on évolue dans la création graphique, le web et la vidéo, c’est le must. Par contre, coté téléphonie, je me suis laissé tenté l’année dernière par un téléphone tournant sous Android, et je trouve ces appareils plus intuitifs et flexibles.

Aujourd’hui, c’est dans le domaine de l’informatique que l’on va débattre, à l’aube de la rentrée 2014, pourquoi ne pas se payer son premier ordinateur Google, baptisé Chromebook ? Comme je le disais, je suis un grand adepte de Macintosh, et depuis que je travaille sur cet OS, j’ai vraiment du mal à me retrouver sur Windows. Alors, quid de cet « autre » ordinateur ?

Le Chromebook, l’ordinateur de la rentrée 2014 ?


Ce matin, Christophe Séfrin publiait un article dans le journal 20 Minutes à propos de cet ordinateur. Bien entendu, le géant Google, qui rachète sans cesse tout ce qui peut lui rapporter du CA supplémentaire, et qui connait le marketing sur le bout des doigts, a bien compris que la sempiternelle guerre entre MAC et PC pourrait tourner à son avantage, en se voulant être une alternative à ces deux OS. On sait que la multiplication du nombre de concurrents favorise la baisse des prix, et Google n’est pas du genre à proposer des produits hors de prix. (on a pu constater la baisse des prix et le développement d’offres low cost lorsque Free est entré sur le marché de la téléphonie, ndlr).

Lancés en juin 2011 par Google, les Chromebook (on en trouve chez Samsung, Acer, HP, Toshiba…) tentent de séduire en proposant, comme pour les smartphones Android, un device géré par un système d’exploitation Google, Crome OS dans ce cas là.

Un concept spécial


S’il est possible de travailler en mode « hors connexion », les Chromebook trouvent leur vraie raison d’être en étant connectés à Internet. L’ordinateur démarre en moins de 10 secondes (que les PC sous Windows en prennent exemple !) et est automatiquement rattachés à vos compte « Google » (Drive, Gmail, Agenda, YouTube…) tout comme sur un smartphone Android. Ils se mettent à jour en totale autonomie et n’ont pas besoin d’anti-virus, tout comme les MAC. Ils disposent de 100GO d’espace de stockage interne en mode « Cloud* » ce qui permet de ne perdre aucun document.

*Le cloud computing, abrégé en cloud (« le nuage » en français) ou l’informatique en nuage désigne un ensemble de processus qui consiste à utiliser la puissance de calcul et/ou de stockage de serveurs informatiques distants à travers un réseau, généralement Internet. Ces ordinateurs serveurs sont loués à la demande, le plus souvent par tranche d’utilisation selon des critères techniques (puissance, bande passante…) mais également au forfait. Le cloud computing se caractérise par sa grande souplesse d’utilisation : selon le niveau de compétence de l’utilisateur client, il est possible de gérer soi-même son serveur ou de se contenter d’utiliser des applicatifs distants en mode SaaS.

Un ordinateur abordable


L’avantage des Chromebook, par rapport à un iMac, un MacBook ou un très bon PC (Asus par exemple), c’est son prix : à partir de 200€ chez ACER, et un peu moins de 300€ pour le nouveau modèle ACER Chromebook 13, on trouve des Chromebook pour toutes les bourses, comme le prouve ces exemples pris sur diverses boutiques en ligne :

  • Portable Acer Chromebook C720p 11,6″ Tactile à 259,90€ sur la FNACVoir le produit
  • Portable HP Chromebook 14″ Turquoise à 394,19€ sur la FNACVoir le produit
  • Samsung Series 3 Chromebook XE303C12 – 11.6″ Exynos à 135€ sur Price MinisterVoir le produit
  • Ordinateur Portable HP Chromebook 14-q002 Rouge à 329€ sur GrosBillVoir le produit
« La cible correspond plutôt aux jeunes générations et aux étudiants » reconnaît Angelo d’Ambrosio, directeur marketing produits ACER France.

Les early-adopters* (les geeks à l’affut de nouvelles technologies) sont également dans la boucle. C’est auprès de ces utilisateurs que les Chromebooks ont fait leur nid aux Etats-Unis. Outil de productivité par excellence, le Chromebook permet aussi de se divertir. Moins prolixe que Google Play ou Apple Store, le magasin en ligne Chrome Web Store regorge d’applications pour s’amuser, dont de nombreux jeux gratuits.

*Un early adopter est un individu qui a pour habitude d’acheter quasiment systématiquement les nouveaux produits dans une catégorie de produit donnée. Le profil d’early adopter est surtout présent dans les produits high tech et dans l’informatique. Les early adopters constituent souvent le premier marché d’un produit high tech en phase de lancement. Définition prise sur le site Défintions-Marketing.com – Voir le site

Mais la partie est loin d’être gagnée pour Google. Il devrait se vendre 5,2 Mio de Chromebooks cette année dans le monde, contre 2,1 Mio en 2013. Une paille face aux 280 Mio de PC qui devraient s’écouler durant la même période.

D’après le blogueur Lionel Dricot ( consulter son blog ploum.net), « utiliser un Chromebook c’est vendre son âme à Google ». Il pointe l’impossibilité d’utiliser un service autre que Google Drive et les difficultés pour trouver des réseaux et se connecter.

Là où je rejoins Lionel Dricot, c’est sur le fait qu’on est directement lié à Google. Tout comme pour un smartphone Android, dès que vous vous engagez dans une relation avec un produit Google, vous devez lier votre produit à votre compte Gmail, et ainsi tout est connecté, pratique mais alors également accessible à Google. Malin, pour obtenir des informations personnelles. Cela dit, pour contredire ces propos, tout comme pourraient les tenir les détenteurs d’iPhones, être sur un produit Apple n’est pas forcément mieux, puisque l’on est obligé d’avoir un compte Apple et d’utiliser iTunes ou iPhoto pour télécharger de la musique ou des images sur son device.

Je pense que dans tous les cas, ces géants contrôlent nos informations, et tout comme pour Facebook, nous ne pouvons que nous y soumettre.

Source : 20 Minutes du 27/08/2014. Pour lire l’article, cliquez ici : Le Chromebook.

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